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Que se passe-t-il dans la ruche ?

Que se passe t-il dans la ruche en Mars ?


> Certains d’entre vous ont reçu des nouvelles de leur apiculteur expliquant que la saison, cette année, aura redémarré particulièrement tôt.
> Généralement à cette période, les abeilles commencent à peine à se désolidariser de la grappe hivernale, reprenant doucement leur place naturelle au sein la ruche. La reine recommence tranquillement à pondre. Quelques « éclaireuses » s’en vont redécouvrir la nature en éveil, en quête d’un point d’eau et de premiers pollens qui vont permettre cette reprise de ponte en douceur.
> Et pourtant, nous sommes début mars et déjà les planches d’envol sont encombrées par des centaines d’abeilles qui entrent et sortent, les pattes chargées de pollens et le jabot de nectar…



> Et alors que tous les apiculteurs du réseau l’avaient laissé présager, avec une vive inquiétude, le froid et surtout le vent sont venus chahuter des ruchers en pleine activité.

> « Ce très (trop) beau temps est au moins une chance, […]. Gare au retour du bâton (du froid), sans préavis, car nous sommes encore très tôt dans la saison. » Thierry S. Le Rucher de la Chartreuse

> « Le danger, en cette période, c’est que nous ne sommes pas à l’abris d’un gros coup de froid qui stopperait net le développement des colonies.
J’espère qu’on ne se fera pas surprendre par un coup de froid non prévu et que la saison a bel et bien redémarré ! » Frédéric J. Le Rucher du Garlaban

> « La chaleur des dernières semaines réveille les colonies mais il est très fréquent que les conditions se dégradent après un mois de février très chaud.
Un démarrage trop précoce des colonies leur serait alors préjudiciable. » Aude G. – le rucher de Queyras




> Les prévisions météos pour ce début mars annoncent une reprise du froid, accentuée par des vents forts un peu partout en France. 44 départements ont été placés en vigilance orange lundi 4/03/19. La Bretagne a même subi des pics venteux atteignant les 150km/h.
> Nos apiculteurs se sont précipités aux ruchers pour vérifier que les toits des ruches ne se soient pas envolés ou pour constater d'eventuels dégâts, préjudiciables aux abeilles…


L’année dernière souvenez-vous, nous avions dû faire face au vent glacial du « Moscou-Paris ». Cette année le vent est moins glacial certes, mais n’est pas le bienvenu sur les ruchers qui ont déjà entamé leur sortie d’hivernage.> 


> D’ici quelques jours, le soleil devrait reprendre ses droits et le 20 mars prochain, les abeilles salueront l’arrivée calendaire du printemps ! 
> En attendant, et malgré ce « coup de froid » inattendu, les premières floraisons ont démarré avec notamment les noisetiers, très prisés des abeilles.

> « Nos protégées ont profité des beaux jours et du soleil pour faire un brin de nettoyage de leur ruche et rentrer les premières pelotes de pollen des noisetiers. » Justine H., le Rucher de Senlis



Zoom sur … les plantes mellifères *
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> On dit d’une plante/fleur, d’un arbre ou encore d'un arbuste, qu’il est mellifère lorsqu’il est exploité en apiculture et qu’il fournit aux abeilles des ressources qui leur permette de se nourrir : nectar, pollen, miellat et propolis…
> Parmi les mellifères les plus connus : noisetier, perce-neige, saule, amandier, laurier-tin, buis, acacia, pissenlit, érable, trèfle blanc, moutarde, thym, lavandin, rhododendron, tournesol, balsamine, bruyère, épilobe en épi, callune, romarin etc...
> La liste n’est pas exhaustive. Il existe de nombreux mellifères encore. Des vivaces, des annuelles, et aussi des arbustes. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre pépiniériste !

> Amis passionnés des abeilles et des jardins, on vous laisse à vos bèches, pioches et râteaux… 
> C’est le moment de planter si vous souhaitez que vos petites abeilles aient de quoi se sustenter au printemps… 
> Voici un rappel en images de quelques plantes mellifères que les abeilles adorent. 
> Et pour ceux qui n’ont pas la possibilité de planter des fleurs, vous pouvez parrainer des m² de prairies sauvages pour les abeilles, avec votre parrainage de ruche !



De son côté, l'apiculteur …
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> Avec les derniers jours ensoleillés, avant le coup de froid de première semaine de mars, certains apiculteurs ont pu ouvrir les ruches. Pour tous les autres, il faudra attendre la 3ème semaine de mars, si la météo le permet, pour ouvrir les ruches. Un moment stressant pour nos « bergers des abeilles » qui ont vécu dans le doute tout l’hiver. Cette visite permettra à l’apiculteur d’évaluer l’état de ses colonies en sortie d’hiver. Il pourra en savoir davantage sur le pourcentage de mortalité des abeilles et surtout sur la santé des colonies de printemps. C’est là que tout va se jouer pour lui…
> C'est aussi une période où les parrainages sont les bienvenus, car ils permettent notamment de financer les nouveaux essaims pour la saison... Alors n'hésitez pas à faire passer l'information autour de vous !

Le Saviez – vous ?
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> Avec le retour des quelques nectars et pollens dans la ruche, la Reine va également pouvoir intensifier la ponte. Ce sont en effet avec ces mêmes ressources que les larves seront nourries. A l’aube du printemps, la Reine accélère son rythme de ponte, avec près de 1000 œufs pondus par jour. En pleine activité elle pourra pondre jusque 2000 œufs par jour.

La recette du mois… Gâteau de semoule au miel
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> Source : Le Journal des Femmes


INGRÉDIENTS :
> pour 8 personnes
> -    4 Œufs
> -    50 g de sucre en poudre
> -    1 pincée de cannelle
> -    80 ml de jus d'orange pressée
> -    80 g de semoule de blé (semoule fine de blé dur, surtout pas de la semoule de couscous)
> -    80 g d'amandes (moitié hachée, moitié en poudre)
> -    Quelques amandes entières émondées pour le décor

> Pour le sirop :
> -    100 g de sucre en poudre
> -    200 ml d'eau
> -    2 cuillères à soupe d'eau de fleur d'oranger
> -    50 g de miel

PREPARATION
> Fouettez les jaunes d’œufs avec le sucre et la cannelle. Ajoutez le jus d’orange, la semoule puis les amandes. Laissez reposer 15 minutes. Préchauffez le four à 200°C. 
> Monter les blancs en neige avec une pincée de sel. Incorporer en deux fois à la pâte. Versez la préparation dans un moule beurré (carré ou rond, si possible à charnière pour faciliter le démoulage). Faire cuire 20 minutes. 
> Pendant ce temps, préparer le sirop en faisant chauffer doucement l’eau, l’eau de fleur d’oranger, le sucre et le miel qui doivent se dissoudre complètement. Laissez frémir 5 minutes sans remuer. Laissez tiédir. 
> Sortir le gâteau du four, laissez refroidir 15 minutes (sans démouler) avant de verser doucement le sirop en filet. Procédez en plusieurs fois pour bien imbiber la pâte. Laissez complètement refroidir au réfrigérateur avant de démouler le gâteau. 
> Pour finir, servir le gâteau de semoule découpé en carrés ou en petites parts décorées d’une amande entière.

Bon appétit et surtout partagez-nous les photos de ce gâteau sur les réseaux sociaux !