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Afrique du Sud: Saisie de cornes de rhinocéros d'une valeur de 1,4 million d'euros

CONTREBANDE Au total, 116 kg de cornes, dissimulés sous des lames de bois, ont été découvertes au milieu d’un chargement estampillé « articles de décoration »…

Trente-six morceaux de cornes de rhinocéros de contrebande ont été saisis ce mercredi à l’aéroport international de Johannesburg ( Afrique du Sud). La valeur des objets, destinés à Dubaï, est estimée à 1,4 million d’euros.


Les 116 kg de cornes étaient dissimulés sous des lames de bois. Elles ont été découvertes par un chien-renifleur au milieu d’un chargement estampillé « articles de décoration », ont précisé les douanes dans un communiqué. La police a ouvert une enquête pour tenter d’identifier l’origine de la cargaison.

55.000 euros le kilo

L’Afrique du Sud abrite environ 80 % de la population mondiale de rhinocéros blancs. Depuis cinq ans, plus d’un millier d’entre eux sont tués chaque année par les braconniers.

Ces derniers revendent illégalement les cornes, composées de kératine, une matière identique à celle qui compose les ongles et très prisée en Asie où la médecine traditionnelle lui prête toutes sortes de vertus thérapeutiques. La demande a explosé ces dernières années. Au marché noir, le kilo de corne de rhinocéros se monnaie jusqu’à 55.000 euros.

M. Lee remplace l’ingénieur indien Rajendra Pachauri, arrivé en 2002, qui a démissionné en février après avoir été mis en cause dans une affaire de harcèlement sexuel. Il est le troisième président de l’organisation, créée en 1988 sous la tutelle de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) pour expertiser les connaissances scientifiques, techniques et économiques en lien avec le changement climatique. Tous les six ans environ, le GIEC publie l’état de l’art de ces connaissances dans d’épais volumes qui servent de base aux négociations. En 2007, conjointement avec l’ancien vice-président américain Al Gore, le GIEC a reçu le prix Nobel de la paix.
Au sein de l’organisme, le président du GIEC est chargé, avec les 34 membres du bureau, d’orchestrer le travail des experts et de donner les grandes orientations à la forme que revêt l’expertise (rapport d’évaluation, rapports spéciaux sur des thématiques données, etc.). A l’extérieur du GIEC, son président remplit essentiellement un rôle de représentation et d’intermédiaire avec les décideurs politiques.
Avocat de la science climatique
Le projet de M. Lee pour le GIEC repose sur trois axes. D’abord, précisait-il dans sa note d’intention, il faut « accroître la participation d’experts des pays en développement », en « identifiant localement les centres de recherche d’excellence travaillant sur la science climatique, l’adaptation et l’atténuation du réchauffement, ainsi que sur le développement économique ». Ensuite, M. Lee entend « améliorer la neutralité et la pertinence » du travail du GIEC en « incorporant des contributions du monde des affaires, de l’industrie et de la finance ». Enfin, l’économiste sud-coréen veut promouvoir l’étude des questions liées « à la création d’emploi, la santé, l’innovation et le développement technologique ».
S’il ne participe pas directement aux travaux d’expertise, la parole publique portée par le président du GIEC est l’objet d’une attention particulière de la part des gouvernements. En avril 2002, le New York Times avait ainsi révélé qu’un mémo adressé par la société pétrolière Exxon à la Maison blanche, demandait que le chimiste de l’atmosphère, Robert Watson, jugé trop engagé, ne soit pas soutenu par les Etats-Unis. Washington avait in fine pesé en faveur de l’Indien Rajendra Pachauri, ingénieur de formation et présumé susceptible de porter un discours plus favorable aux industriels.
La fonction de président du GIEC a évolué en 2010, après la découverte d’une erreur dans l’un de ses rapports. En janvier 2010, dans la foulée de l’échec du sommet de Copenhague, le Sunday Times mettait en exergue une coquille, à la 493e des 976 pages du deuxième volet (« Impacts, adaptation, vulnérabilités ») de la quatrième édition (2007) du rapport du GIEC. « Dans l’Himalaya, pouvait-on y lire, les glaciers se retirent plus vite que dans toute autre partie du monde et, si les taux de retrait se maintiennent, la probabilité est très élevée de les voir disparaître en 2035 et peut-être plus tôt, si la Terre continue à se réchauffer au rythme actuel. »
Le chiffre avancé, erroné et même fantaisiste, avait entamé la crédibilité des experts et M. Pachauri, alors en poste, avait dû devenir, devant les médias, l’avocat de la science climatique. La pression médiatique, notamment au Royaume-Uni, s’était essentiellement exercée sur lui. Et ne s’est estompée que plusieurs mois plus tard, après que différents audits ont conclu à la qualité des travaux du GIEC.
http://www.lemonde.fr/climat/article/2015/10/07/un-economiste-sud-coreen-elu-a-la-tete-des-experts-du-climat_4783816_1652612.html

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Le GIEC sera présidé par Hoesung Lee, Blog Sciences, 07/10/15

3- COP21 : les gouvernements ne répondent pas sérieusement à l'urgence climatique, selon un sondage, AFP, 07/10/15, 11:00

Une écrasante majorité de Français pensent que les gouvernements ne répondent pas "sérieusement à l'urgence climatique", selon un sondage Ifop pour l'ONG WWF publié mercredi.
Ils sont en effet 82% à partager cette opinion. Pour 21% d'entre eux, les gouvernements ne répondent "pas du tout" sérieusement à l'urgence. Près de deux sur trois (61%) estiment que leur réponse n'est "plutôt pas" sérieuse.
A peine plus d'un Français sur deux pense que le président François Hollande et son gouvernement sont "très impliqués" (10%) ou "assez impliqués" (43%) dans la préparation de la COP21, la conférence de l'ONU sur le climat qui se tiendra à la fin de l'année au Bourget, près de Paris.
11% estiment qu'ils ne sont "pas impliqués du tout" et 36% "peu impliqués".
Interrogés sur les conséquences du dérèglement climatique qu'ils craignent particulièrement, 57% des Français citent "le renforcement des phénomènes météorologiques extrêmes de type ouragans, cyclones". 42% mentionnent "l'augmentation des sécheresses et des inondations" et 39% "la réduction de la glace et des neiges, et l'élévation du niveau de la mer qui en résulte".
Pour plus des trois quarts des Français (79%), le réchauffement climatique est "avant tout" dû aux effets de l'activité humaine. Ils n'étaient que 74% à penser ainsi en novembre 2010.
Presque autant (72%) estiment que le dérèglement climatique va représenter "une menace sérieuse" pour eux ou pour leur mode de vie. Ce pourcentage était de 63% en mars 2011.
Sondage réalisé du 29 septembre au 1er octobre via un questionnaire en ligne auprès d'un échantillon de 1.004 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
http://information.tv5monde.com/en-continu/cop21-les-gouvernements-ne-repondent-pas-serieusement-l-urgence-climatique-selon-un

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Le réchauffement climatique, les Français le voientLeParisien.fr, 07/10/15, 11h05
Frédéric Mouchon
Longtemps les Français n'ont associé le réchauffement de la planète qu'à des menaces a priori loin d'eux : la fonte de la banquise, la disparition d'atolls menacés par la montée des eaux... Mais à force de voir les éléments se déchaîner, ils craignent désormais d'en subir les conséquences sur le pas de leur porte.
D'après un sondage publié aujourd'hui par le WWF* et que nous vous révélons, 72 % des Français estiment que le dérèglement climatique représentera une menace sérieuse pour eux ou leur mode de vie.

Phénomènes extrêmes de plus en plus violents
57 % redoutent en premier lieu le renforcement des phénomènes météorologiques extrêmes de type ouragan et cyclone. L'augmentation des sécheresses et des inondations est la deuxième menace qu'ils craignent le plus. Les résultats de ce sondage, réalisé avant qu'un déluge d'eau ne s'abatte sur la Côte d'Azur, s'expliquent selon l'ONG écologiste par une succession d'événements récents survenus dans l'Hexagone.
«Tout le monde a constaté lors des dernières tempêtes qui ont frappé le littoral atlantique que la montée des eaux faisait reculer le trait de côte dans le Sud-Ouest, que les phénomènes météo extrêmes sont de plus en plus violents, que de nombreux départements subissent désormais des restrictions d'eau dès le mois de mai ou que la sécheresse fait reculer la mer de Glace et est une menace pour les ascensions au Mont-Blanc, énumère Jacques-Olivier Barthes, du WWF. C'est autant d'éléments tangibles pour les Français.»
Mais à cinquante jours de la conférence de l'ONU sur le changement climatique (COP21) qui doit réunir au Bourget les délégués de 195 pays pour sceller un accord de lutte contre les gaz à effet de serre et alors que Nicolas Hulot lancera aujourd'hui un appel à la mobilisation, les Français semblent sans grandes illusions. 82 % estiment que les gouvernements ne répondent pas «sérieusement» à l'urgence climatique.
* Sondage Ifop mené auprès d'un échantillon représentatif de 1 004 personnes et réalisé en ligne du 29 septembre au 1er octobre.
http://www.leparisien.fr/environnement/le-rechauffement-les-francais-le-voient-07-10-2015-5162873.php

4- Climat : près de 9 Français sur 10 s'attendent à devoir changer de mode de vie, 07/10/15, 19:00

Près de neuf Français sur dix pensent qu'ils devront modifier leur mode de vie pour s'adapter au changement climatique, selon un sondage rendu public mercredi, à moins de deux mois de la conférence de Paris sur le climat.
Ils sont 86% à partager cette opinion et 8% à penser le contraire, indique ce sondage réalisé par l'Ifop pour Solutions COP21, mouvement réunissant des entreprises, des collectivités, des ONG et des centres de recherche, dans le but de mettre en avant les solutions contre le réchauffement climatique développées par la société civile.
Interrogés sur les comportements qu'ils seraient "susceptibles de changer en priorité" pour limiter leur impact sur le climat, près d'un tiers (30%) des Français citent leur "façon de consommer en général". 22% mentionnent leur consommation d'énergie, 19% le recyclage de leurs "déchets et biens" et 12% "la qualité et la provenance" de leur alimentation.
Ils ne sont que 10% à envisager de changer de mode de transport et encore moins (8%) à envisager en priorité des mesures concernant leur logement et leur chauffage.
Près de la moitié des Français (48%) affirment que s'ils voulaient changer leurs habitudes, le principal obstacle serait "l'aspect financier" de ce changement. 24% invoquent leur connaissance "mauvaise" ou "insuffisante" des solutions à mettre en oeuvre et 14% "la difficulté de changer (leurs) habitudes au quotidien".
8% citent leur "crainte pour (leur) confort de vie" et 6% avouent qu'ils "préfèrent profiter du présent".
Globalement, pour 83% des personnes interrogées, "lutter contre le dérèglement climatique doit être une priorité dans le contexte économique actuel". 10% pensent que non.
Une écrasante majorité (81%) considère qu'"un monde un peu plus chaud de quelques degrés dans les années à venir est vraiment dangereux pour nos conditions de vie sur la planète" (11% pensent le contraire).
Plus de la moitié des Français (55%) estiment qu'"il est déjà presque trop tard pour agir et sauver l'environnement". 37% pensent qu'il est encore temps.
Sondage réalisé en ligne du 7 au 13 septembre auprès d'un échantillon de 1.001 personnes représentatif de la population française.
http://information.tv5monde.com/en-continu/climat-pres-de-9-francais-sur-10-s-attendent-devoir-changer-de-mode-de-vie-58536

5- Climat : en hausse, l'aide aux pays du Sud doit encore monter en puissance, AFP, 08/10/15, 07:00
Céline Serrat

Les financements des pays du Nord vers ceux du Sud pour lutter contre le réchauffement climatique sont orientés à la hausse avec 61,8 milliards de dollars mobilisés en 2014, selon l'OCDE, l'objectif étant d'arriver à 100 milliards par an en 2020.
Le respect de cette promesse conditionne la signature des pays du Sud à l'accord mondial sur la climat espéré fin 2015 à Paris.
Avec une augmentation de près de 10 milliards par rapport à 2013, l'organisation estime dans un rapport présenté mercredi à Lima dans le cadre des réunions de la Banque mondiale et du FMI, que "des progrès significatifs" ont été réalisés pour atteindre les 100 milliards.
En 2013, l'aide, que ce soit sous forme de dons ou de prêts, d'organismes publics ou privés, s'est élevée à 52,2 milliards, précise l'OCDE, chargée de réaliser ce rapport pour faciliter les discussions sur le projet d'accord, à moins de deux mois de l'ouverture de la conférence climat.
"La principale conclusion est qu'il y a eu des progrès significatifs en direction de l'objectif de 100 milliards de dollars", indique l'OCDE.
"Notre mandat était de fournir un état des lieux des financements", a précisé lors d'un briefing téléphonique Simon Buckle, l'un des auteurs du rapport, en précisant que l'OCDE n'avait pas été missionnée pour "faire des projections" jusqu'en 2020.
Les pays développés se sont engagés en 2009 à Copenhague à augmenter progressivement les financements pour des projets climat (réduction des gaz à effet de serre ou adaptation au réchauffement) vers les pays en voie de développement pour atteindre 100 milliards par an en 2020.
Jusqu'ici, faute de définition précise des financements pouvant être comptabilisés, le débat était très confus.
"Ce n'est pas une estimation parfaite (...) mais nous pensons que c'est une estimation solide et actualisée qui sera utile à l'approche de la COP21", a déclaré Simon Buckle, à moins de deux mois du rendez-vous parisien (30 novembre-11 décembre).
- Besoin d'une feuille de route -
Ce rapport de l'OCDE est-il susceptible de faciliter les discussions entre les 195 pays? "Le signal positif, c'est que les financements climat sont sur une trajectoire orientée à la hausse", a commenté auprès de l'AFP Athena Ballesteros du World resources institute, un think tank américain.
D'ici à 2020, "les pays ont encore le temps de revoir (leurs engagements) à la hausse", a ajouté cette experte, mais "il y a encore beaucoup de chemin à faire".
"Il faut regarder de près la méthodologie" et voir si les chiffres "sont valables ou pas", prévient Jens Mattias Clausen de Greenpeace pour qui "l'impact sur la dynamique des négociations" dépendra de cette analyse.
Ensuite, "pour avoir une chance de conclure un accord à Paris, nous avons besoin d'une feuille de route claire jusqu'aux 100 milliards en 2020", souligne le militant écologiste.
"Ce chiffre est un chiffre qui ne fait fuir personne: ni les pays du Sud (...) qui doivent continuer de détailler leurs engagements pour contenir le réchauffement de la planète , ni les pays du Nord qui sont appelés à augmenter leur contribution pour atteindre l'objectif de 100 milliards", a réagi de son côté le ministre des Finances français Michel Sapin. "Les annonces faites récemment (contribution française, fonds vert…) n'ont pas toutes été prises en compte et il devrait y en avoir d’autres à Lima (...) Cela va créer une dynamique pour la Cop21 de Paris", a-t-il ajouté dans un communiqué.
Les auteurs du rapport ont précisé que les montants promis pour le Fonds vert pour le climat (10 milliards d'ici 2018) ne figuraient pas dans leurs calculs, ce fonds n'étant opérationnel que depuis fin 2014 et les premiers projets bénéficiaires pas encore connus.
En faisant la moyenne sur 2013 et 2014, l'OCDE a calculé que la part des financements publics est de 71%, celle du privé de 26% et les crédits export de 3%.
L'ONG Oxfam déplore qu'une "part marginale des financements, 16%, soit effectivement destinée à l'adaptation des populations les plus vulnérables", la très grande majorité de l'aide allant à des projets visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre.
http://information.tv5monde.com/en-continu/climat-en-hausse-l-aide-aux-pays-du-sud-doit-encore-monter-en-puissance-58550

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Changement climatique : le soutien aux pays pauvres atteint 62 milliards de dollars, Les Echos, 07/10/15, 19:38

6- Des scientifiques embarquent dans le « Train du climat »LeMonde.fr, 08/10/15, 17h36
Martino Valo

Comment faire découvrir aux Français les ressorts et les enjeux du climat ? Les trois quarts d’entre eux savent que la COP21 est la grande conférence des Nations unies sur le climat qui va avoir lieu à Paris du 30 novembre au 11 décembre, selon le sondage que vient de réaliser l’IFOP à la demande du Comité21. Les citoyens se doutent que les changements en cours vont les obliger à transformer leurs modes de vie, indique cette enquête. Mais de quelle façon ?
Les besoins d’information sont tels qu’il aurait été impensable de concentrer dans la capitale et au Bourget toutes les initiatives entourant cet événement majeur et planétaire. Voilà en substance ce que se sont dit quelques scientifiques de Toulouse autour d’un dîner il y a quelques mois. Et c’est ainsi qu’ils se sont retrouvés embarqués avec une trentaine de leurs confrères et consœurs dans le « Train du climat ».
Un concentré de savoir
Après son inauguration Gare de Lyon à Paris le 6 octobre par Ségolène Royal, la ministre de l’écologie, et Thierry Mandon, secrétaire d’Etat chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, le convoi s’est élancé sur les rails. D’ici au 25 octobre. Il doit faire halte dans les gares de Marseille, Lyon-Perrache, Caen, Lille, Nancy : 19 escales au total, avec des animations spécifiques à chaque fois.
Le Train du climat emporte à son bord un concentré de savoir. D’une part, il présente une exposition abordant différents aspects de la recherche sur les évolutions du climat passées et à venir, les risques et les leviers d’action qui pourraient aider à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES). Mais il transporte surtout des scientifiques reconnus, tous prêts à répondre aux questions. Un des wagons est dédié aux conférences.
« Notre démarche est d’aller au-devant des citoyens pour les sensibiliser aux enjeux de la COP21, explique Catherine Jeandel, directrice de recherche au Laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiales de Toulouse et l’une des initiatrices du projet. Le plus important est que les chercheurs sortent de leurs labos pour s’adresser à eux. » Le rôle de l’océan revient souvent dans les travaux des experts présents dans le train. Leurs recherches portent sur les interactions de l’océan avec l’atmosphère, les courants, la production de plancton et la séquestration de carbone au fond des mers, les sautes d’humeur d’El Nino, le cycle de l’eau, l’évolution des calottes polaires…
Les « Messagers du climat »
« Nous voulons surtout sensibiliser les jeunes », renchérit pour sa part Chloé Maréchal, géochimiste qui enseigne à l’université Claude-Bernard (Lyon-I). Heureuse d’avoir répondu aux interrogations d’une dizaine de classes à Paris dès le premier jour, elle témoigne que les communautés scientifiques de certaines villes comme Toulouse ou Grenoble sont plus promptes que d’autres à se mobiliser dans ce genre de démarches tournées vers le grand public.
Au total, trois équipes d’une douzaine de chercheurs vont se succéder à bord, selon les semaines, quitte, pour une partie d’entre eux, à prendre résidence plusieurs jours. Certains contribuent aux travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat. Les sciences dures ne sont pas les seules représentées : quelques économistes, géographes, sociologues, spécialistes de l’agriculture participent à l’aventure en compagnie d’étudiants doctorants qui jouent les médiateurs.
Ensemble ils se sont baptisés les « Messagers du climat ». Et ceux qui n’ont pu venir ont enregistré leurs contributions diffusées sur de multiples écrans, comme le philosophe Michel Serres. Le Centre national de la recherche scientifique est l’un des partenaires naturels de ce convoi inédit et en rend compte sous forme de reportages radio.
Cependant, dans ce train de 350 mètres de long affrété par la SNCF, les chercheurs vont aussi cohabiter avec les représentants des entreprises partenaires et autres sponsors, qui occupent également trois voitures.
Risques et pesticides
Pour certaines sociétés, l’occasion était à saisir. Ainsi l’assureur Axa va en profiter pour marteler un message de prévention des risques auprès des jeunes, un public qu’il touche rarement. « Au cours de ces cinquante dernières années, la fréquence des catastrophes naturelles liées au climat dans le monde a été multipliée par plus de 5 et les coûts pour la société par plus de 130 », expose l’assureur. Autre exemple, les commerciaux de la société Génius espèrent vendre quelques-unes de leurs maisons modulables à faible consommation énergétique le long des 7 000 km du parcours.
La présence en force de l’Union des entreprises de la chimie surprend davantage. « Nous voulons montrer que notre secteur est un acteur de la lutte contre le changement climatique, une industrie responsable qui a réduit ses émissions de GES de moitié depuis 1990 et porteuse de solutions, » assure Hélène Méjean, directrice de la communication. Poussée dans ses retranchements, elle lâche qu’il « n’y a pas que les pesticides et les engrais dans la chimie ». En effet, sur les murs du wagon s’affichent aussi les logos de Total, de fabricants de détergents, de plastique…
http://www.lemonde.fr/cop21/article/2015/10/08/le-train-du-climat-sur-les-rails_4785636_4527432.html

7- Comment rendre virale une vidéo sur le réchauffement climatique, par Nicolas Hulot, France 24, 08/10/15
Valentin Graff

Héraut de la lutte contre le réchauffement climatique, Nicolas Hulot a diffusé une vidéo sur la Toile qui a été partagée près de 4 millions de fois en 24 heures. Un buzz qui faisait rêver cette figure de la scène écologiste française.
Le nom de Nicolas Hulot est sur toutes les lèvres. L’ancien animateur de TF1, reconverti en figure de la lutte contre le réchauffement climatique, est cette fois la star d’un autre écran, la Toile. La vidéo diffusée, mercredi 7 octobre, "Break The Internet", dont il est le personnage principal, a créé un incroyable buzz. Ou ramdam, en français.
En 24 heures, la vidéo a été partagée près de quatre millions de fois, tous supports confondus. On y voit un Nicolas Hulot, tout penaud, faire appel à une agence de communication pour atteindre le Saint Graal de tout écologiste : toucher du doigt les "jeunes", cette génération fin de l’adolescence-trentaine qu’on décrit souvent, sans doute à tort, comme peu intéressée par les problématiques environnementales. "C’est un sujet grave et complexe", explique, enjoué, David Coscas, alias McFly et réalisateur du clip. Comment, mieux que par l’humour - notre meilleure arme - aborder une matière aussi technique et diffuser le message primordial, tant pour Nicolas Hulot que pour les jeunes cinéastes, à savoir que le moment est venu de se mobiliser ? Que ce n’est déjà plus une simple responsabilité envers les générations futures ?
Suite à lire et à voir à :
http://www.france24.com/fr/20151008-comment-rendre-virale-video-rechauffement-climatique-nicolas-hulot-break-the-internet

8- La note d’espoir de Christine Lagarde à LimaLeMonde.fr, 09/10/15, 11h20
Claire Guélaud (Lima, Pérou, envoyée spéciale)

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, et le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, ont donné, jeudi 8 octobre, le coup d’envoi officiel des assemblées annuelles de leurs institutions, en Amérique latine pour la première fois depuis quarante-neuf ans et dans un contexte de croissance affaiblie et de lutte contre le dérèglement climatique.
Entre le ralentissement économique général et les difficultés grandissantes des pays émergents, l’ambiance est plutôt sombre, à l’image du ciel plombé de la capitale péruvienne, Lima. Mais, comme à son habitude, Mme Lagarde a refusé de céder au pessimisme, tandis que M. Kim a redit que 2015 serait à marquer d’une pierre blanche : la proportion de personnes vivant dans l’extrême pauvreté (avec moins de 1,25 dollar par jour, soit 1,10 euro) doit tomber cette année sous la barre des 10 %, probablement autour de 9,6 %. Une première.
Lire aussi : Le FMI s’inquiète du surendettement dans les pays émergents
« Si nous restons confiants dans notre capacité à mettre un terme à l’extrême pauvreté d’ici à 2030, la dernière partie de ce programme sera très difficile à mettre en œuvre parce que nous sommes entrés dans une période de croissance faible, de fin du super-cycle des matières premières, de hausse attendue des taux d’intérêt américains et de sorties continues des capitaux des pays émergents », a toutefois ajouté l’Américain, médecin de formation. Cette réalité économique risque de compliquer la tâche de la Banque mondiale. L’institution devrait être davantage sollicitée pour aider les pays les plus en difficulté et/ou ceux qui accueillent massivement des réfugiés (Liban, Jordanie, Turquie, etc.) et pour lutter davantage contre le dérèglement climatique : toute la question est de savoir si elle disposera de capitaux suffisants pour mener à bien l’ensemble de ses missions.
Lire aussi : L’extrême pauvreté tombe sous les 10 % de la population mondiale en 2015
Accroître les financements climat
A peine arrivé à Lima, le ministre français des finances, Michel Sapin, a formulé le vœu, jeudi, que les organismes multilatéraux et le secteur privé accroissent leurs financements climat. « L’Organisation de coopération et de développement économiques [OCDE] a établi que près de 62 milliards de dollars ont été mobilisés en 2014 pour aider les pays du Sud, sur un objectif de 100 milliards par an d’ici à 2020. Ce chiffre n’est pas décevant. Il montre qu’un effort est fait et qu’il en reste un, accessible, à faire », a estimé M. Sapin. Le ministre a fait observer que la Banque mondiale, tout en soutenant la dynamique de la COP21, n’avait pas révisé à la hausse la part de ses financements climat (20 %). Pour faire bonne mesure, il a également jugé que la Banque européenne d’investissement (BEI) pouvait faire plus. La France, qui accueille la COP21 à Paris à partir du 30 novembre, espère bien engranger de nouveaux financements à Lima.
Lire aussi : L’OCDE évalue à 62 milliards de dollars les financements climat
De son côté, la directrice générale du FMI a assuré qu’il existait « un scénario de sortie possible vers un renforcement de nos économies et vers un redressement de la croissance potentielle ». Elle a regretté que les prescriptions du Fonds ne soient « pas toujours appliquées ni entendues », et défendu la nécessité de soutenir la demande, de prendre des mesures en faveur de la stabilité financière et d’engager des réformes structurelles. Par ailleurs, alors que les prévisions de croissance du FMI pour le Pérou, basses, ont beaucoup fait jaser à Lima, Mme Lagarde a cherché à mettre du baume au cœur des Péruviens, qui se sont décarcassés pour accueillir les assemblées annuelles, en précisant qu’elle « espérait se tromper ».
Interrogée, enfin, sur l’éventualité d’un deuxième mandat à la tête du FMI – le premier prend fin en juillet 2016 –, la Française a reconnu qu’elle y réfléchissait mais a rappelé que la décision ne lui appartenait pas. « J’ai fait du mieux que j’ai pu », a confié Mme Lagarde, qui semble avoir vraiment pris ses distances avec la politique française. Rien ni personne ne semble devoir s’opposer à ce deuxième mandat, ni dans les économies avancées ni dans les pays émergents, qui ne semblent pas encore prêts à s’accorder sur le nom d’une personnalité issue de leurs rangs.
http://www.lemonde.fr/economie-mondiale/article/2015/10/09/la-note-d-espoir-de-christine-lagarde-a-lima_4785961_1656941.html

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A Lima, des avancées attendues sur l'optimisation fiscale et le climat, AFP, 09/10/15, 11:00