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1- La quantité de déchets plastique dans les océans devrait tripler d’ici 20 ans, Novethic, 26/09/20. Marina Fabre


2- Au Texas, l'eau contaminée par une amibe mangeuse de cerveau, Slate, 27/09/20, 14h13. Repéré par Barthélemy Dont sur Axios


3- Zèta : des baskets françaises zéro-déchet fabriquée en raisin !, Mr Mondialisation, 28/09/20. Camille Bouko-Levy


4- Les fonds marins jonchés de 14 millions de tonnes de microplastiques, selon une étude australienne, AFP, 07/10/20, 14:00


5- Canada : sacs, pailles et autres objets en plastique bannis d'ici fin 2021, AFP, 07/10/20, 19:00



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1- La quantité de déchets plastique dans les océans devrait tripler d’ici 20 ans, Novethic, 26/09/20. Marina Fabre

Des chercheurs s'intéressant à la pollution plastique estiment, dans une nouvelle étude publiée dans la revue Science, qu'en suivant la trajectoire actuelle, le déversement des déchets plastiques dans les océans devrait atteindre 29 millions de tonnes en 2040, soit trois plus qu'aujourd'hui. Au contraire, si une transformation complète de notre utilisation du plastique est entamée, la pollution pourrait réduire de 80 % en deux décennies. Reste à prendre des politiques ambitieuses en la matière pour y arriver.


C’est un rapport alarmant qui vient d’être publié dans la revue Science. Plusieurs chercheurs de l’université de Leeds ont modélisé cinq scénarios concernant l’utilisation du plastique, en partant du "business as usual", c’est-à-dire en continuant sur la tendance actuelle, jusqu’à une transformation complète de nos habitudes de consommation et de production. Mauvaise nouvelle : ils ont estimé que si rien ne change, la quantité de plastique dans les océans pourrait tripler d’ici 2040 pour atteindre 29 millions de tonnes.
"Il s'agit de la première évaluation complète de ce que pourrait être la situation dans 20 ans", a expliqué à la BBC, le Dr Costas Velis, co-auteur de l’étude. "Il est difficile d'imaginer une quantité aussi grande, mais si vous pouviez imaginer étaler tout ce plastique sur une surface plane, cela couvrirait 1,5 fois la superficie du Royaume-Uni".
Pire encore, les chercheurs montrent la faible ambition des politiques actuelles de lutte contre le plastique. Ils ont ainsi évalué que même en appliquant les trajectoires de réduction de plastique des gouvernements que sont par exemple l’interdiction des sacs plastiques, des pailles ou encore des cotons-tiges, la pollution de cette matière dérivée du pétrole ne diminuerait que de 7 %.



2- Au Texas, l'eau contaminée par une amibe mangeuse de cerveau, Slate, 27/09/20, 14h13. Repéré par Barthélemy Dont sur Axios

Une ville entière ne peut plus utiliser l'eau courante.
Entre la pandémie mondiale, des feux de forêts géants et une élection qui s’annonce mouvementée, la situation aux États-Unis ressemble de plus en plus à un film catastrophe. Mais attendez d’apprendre pour le micro-organisme mangeur de cerveau découvert dans les eaux texanes.
Un enfant de 6 ans est mort le 8 septembre à l’hôpital pour enfant de Houston. Les médecins ont identifié la cause de la mort : ce serait une «amibe mangeuse de cerveau». Ce micro-organisme, baptisé Naegleria fowleri, peut provoquer une maladie appelée méningoencéphalite amibienne primitive, qui s’attaque très rapidement au cerveau et est la plupart du temps fatale.
Ce micro-organisme, qui ne peut contaminer l'homme que lorsqu’il s'introduit dans le corps par le nez, se développe habituellement dans l’eau douce tiède et stagnante. Les parents de l’enfant décédé ont indiqué que leur fils avait joué dans un étang et avec un tuyaux d’arrosage chez lui.


27.000 personnes privées d'eau courante
La CDC a donc testé chacune des sources d’eau et ont décelé des traces de l’amibe dans les deux. Y compris donc, dans le système d’eau courante de la ville de Lake Jackson. La commission sur la qualité environnementale du Texas a donc fortement déconseillé d’utiliser l’eau courante dans huit villes du sud-est de l’État.
L’alerte a par la suite été levée partout sauf à Lake Jackson. Les 27.000 habitants de la ville sont donc encouragés à faire bouillir leur eau avant de la boire ou de cuisiner, de garder les enfants loin des robinets et, surtout, de ne pas inhaler d’eau par le nez, y compris lorsqu’ils se lavent. Des distributions d'eau ont été mises en place.
L’alerte restera en place le temps que tout le système de distribution soit nettoyé et testé. La présence de ce microbe aux États-Unis est rare mais ce n’est pas du jamais-vu. Sa première occurence daterait de 2011 en Louisiane. En dix ans, 34 contaminations ont été détectées.



3- Zèta : des baskets françaises zéro-déchet fabriquée en raisin !, Mr Mondialisation, 28/09/20. Camille Bouko-Levy

Des baskets recyclées, recyclables et vegan ? C’est le défi relevé par une jeune étudiante bordelaise, Laure Babin, en créant la Zèta ! Découverte d’une autre alternative au « tout mondialisation » et sa fast fashion.
L’industrie de la mode est de plus en plus pointée du doigt, tant pour ses conséquences négatives sur l’environnement que pour ses pratiques peu respectueuses des droits humains. Plus particulièrement, c’est la fast fashion qui est remise en cause. Ce phénomène consiste à produire toujours plus rapidement, fréquemment (tous les mois, voir semaines) et à bas prix de nouvelles collections basées sur les tendances aperçues dans les défilés, pour les rendre accessibles au grand public. L’objectif ? Créer des besoins inutiles et pousser à la consommation. Autrement dit, inciter le consommateur à renouveler sa garde-robe constamment, alors qu’il n’en a pas besoin. C’est le fameux triptyque « acheter, porter, jeter ».
Les conséquences désastreuses de ce phénomène, produit de la mondialisation et du capitalisme débridé, sont désormais connues et décriées par un nombre croissant et diversifié d’acteurs. Alors que certaines personnes décident de remettre en question leur logique de consommation à l’échelle individuelle, des marques s’engagent à être plus éthiques et écologiques. Or peu d’entre elles vont vraiment au bout de leur démarche, se contentant de quelques ajustement « verts » pour séduire. Car utiliser des matières dites naturelles ne suffit pas : il faut chercher à produire le moins de déchets possible, tout en prêtant attention aux conditions de travail au sein de l’atelier de fabrication. C’est le défi relevé par une jeune étudiante bordelaise, Laure Babin, lorsqu’elle a créé Zèta; une marque de baskets engagée, aux valeurs écologique et sociale.

 

 

4- Les fonds marins jonchés de 14 millions de tonnes de microplastiques, selon une étude australienne, AFP, 07/10/20, 14:00

Les fonds marins de la planète sont jonchés d'environ 14 millions de tonnes de microplastiques issus de la décomposition des immenses quantités de déchets qui échouent chaque année dans les océans, selon l'agence nationale australienne pour la recherche.
La quantité de minuscules substances polluantes est 25 fois supérieure à celle dont faisait état les précédentes études, selon la même source. 
Pour cette première évaluation mondiale des micro-plastiques présents dans les fonds marins, cette agence, la CSIRO, a fait appel à un robot sous-marin qui a prélevé, jusqu'à 3.000 mètres de profondeur, des échantillons sur des sites situés au large des côtes sud de l'Australie. 
"Nos recherches ont montré que l'océan profond est un puits pour les microplastiques", a affirmé Denise Hardesty, la principale chercheuse de cette étude.
"Nous avons été étonnés d'observer des quantités élevées de microplastique dans un endroit aussi éloigné". 
Selon les scientifiques, qui ont publié leurs conclusions dans la revue Frontiers in Marine Science, dans les zones où les déchets flottant sont plus nombreux, il y a généralement d'avantage de fragments de microplastique dans le fond marin.
"La pollution plastique qui finit dans l'océan se dégrade et se décompose pour finir en microplastiques", a affirmé Justine Barrett qui a dirigé cette étude.
"Les résultats montrent que les microplastiques s'enfoncent effectivement au fond de l'océan."
Mme Hardesty appelle à la mise en oeuvre en urgence de mesures destinées à trouver des solutions face à la pollution marine plastique, qui affecte les écosystèmes, la faune et la santé humaine.
"Le gouvernement, l'industrie et la population doivent travailler ensemble pour réduire de manière significative la quantité de déchets que nous voyons le long de nos plages et dans nos océans", a-t-elle souligné.

5- Canada : sacs, pailles et autres objets en plastique bannis d'ici fin 2021, AFP, 07/10/20, 19:00


Sacs, pailles et bâtonnets en plastique à usage unique seront interdits au Canada d'ici fin 2021, a annoncé mercredi son gouvernement en reconnaissant le retard du pays sur l'Europe dans ce domaine.
Le gouvernement du Premier ministre Justin Trudeau a été reconduit au pouvoir aux législatives de l'an dernier en promettant de lutter contre le réchauffement climatique et d'éliminer tous les déchets en plastique au Canada d'ici 2030.
Dans un premier temps, le Canada prévoit d'interdire d'ici fin 2021 six objets de plastique à usage unique, qui sont nocifs pour l'environnement, difficilement recyclables et peuvent être facilement remplacés.
Sont visés sacs, pailles, bâtonnets, porte-canettes, ustensiles et contenants alimentaires, a dit le ministre de l'Environnement, Jonathan Wilkinson, en lançant des consultations pour la mise en place des prochaines étapes du plan.
"Pour être honnêtes, nous ne sommes pas à l'avant-garde du monde dans ce domaine", a admis M. Wilkinson lors d'une conférence de presse. "C'est exactement la même approche que plusieurs pays en Europe ont empruntée, y compris le Royaume-Uni, et nous avons certainement appris du travail qu'ils ont fait", a-t-il déclaré.
Chaque année, les Canadiens produisent trois millions de tonnes de déchets de plastique, dont 15 milliards de sacs, a précisé M. Wilkinson. Seulement 9% de ces déchets sont recyclés, le reste finissant dans des sites d'enfouissement ou dans la nature pour environ 29.000 tonnes de ces plastiques.



Una nappe de pollution de 40 km de long a provoqué des morts massives d'animaux et des blessures aux baigneurs au Kamtchatka, dans l'Extrême-Orient russe et se déplace sur l'eau, ont constaté jeudi des scientifiques.
Cette nappe de 40km de long et de 30 à 100 mètres de large dérive le long des côtes de la péninsule, selon un communiqué de l'Université fédérale d'Extrême-Orient, qui mène ces recherches.
Cette bande de pollution, que l'on pensait limitée à une plage, "a des limites claires, ne se désintègre pas et se déplace progressivement vers le sud" vers les îles Kouriles que la Russie et le Japon se disputent, "sans diminuer de taille", a indiqué le chef d'un laboratoire de biologie l'université, Kirill Vinnikov.
Cette pollution prend la forme d'une "mousse suspecte" de couleur "vert foncé". L'université a annoncé plus tard qu'il s'agissait de "micro-algues" et que les analyses se poursuivaient.
Selon de premiers résultats publiés jeudi par l'agence fédérale environnementale, les échantillons prélevés sur la plage contenaient "un niveau d'ion phosphate de 10,8 fois supérieur à la norme, de fer 6,7 fois supérieur et de phénol 2,9 fois supérieur à la norme", tout en précisant que cela prendrait plus de temps de déceler les éléments les plus toxiques.
Depuis plusieurs jours, des habitants de la péninsule sauvage du Kamtchatka ont constaté la présence d'impressionnantes quantités d'animaux marins morts sur les plages de l'océan Pacifique, et souffert de brûlures et de vomissements au contact ou près de l'eau.
Mercredi, les autorités russes ont ouvert une enquête pour "violation des règles de gestion des substances et déchets dangereux pour l'environnement" et "pollution marine", affirmant que les premiers échantillons indiquaient la présence "d'un polluant dont la consistance est proche du pétrole industriel ou d'une autre substance contenant des composants huileux".
Le gouverneur du territoire du Kamtchatka a déclaré que la source pourrait être une décharge de pesticides abandonnée, s'engageant à la reprendre en main.
Mais le chercheur Kirill Vinnikov, cité par les autorités locales, a estimé que des analyses menées sur place "suggèrent qu'il n'y a pas eu de fuite depuis cette décharge".
Si les autorités n'excluent pas un phénomène "naturel", d'autres experts interrogés par des médias russes avancent l'hypothèse d'une fuite de carburant de fusée toxique.
Jeudi, le gouverneur a déclaré que les échantillons prélevés pour l'instant étaient "négatifs pour l'heptyle", un type parmi d'autres carburants de fusée suspectés.
"Si l'échelle de contamination était suffisamment importante, il est probable que des substances nocives se trouvent également dans les poissons" destinées au secteur alimentaire, a pour sa part mis en garde l'ONG WWF.
L'industrie du poisson, en particulier du saumon et de son caviar, est un des secteurs économiques principaux du Kamtchatka.

Le gouverneur a par ailleurs indiqué que "huit personnes ont reçu un diagnostic de brûlure cornéenne au premier degré" du fait de la pollution.

“J’ai lu quelque part que cet arbre est une des espèces qui diffuse le plus d’oxygène” explique un jeune volontaire à Associated Press, fier du ficus qu’il vient tout juste de planter dans la forêt de la réserve Kukrail.
“Il y a tellement de pollution en ville que nous avons besoin des arbres pour produire de l’oxygène”
Pour Akhilesh Yadav, ministre en chef d’Uttar Pradesh, planter autant d’arbres encouragera la prise de conscience de l’importance du reboisement des forêts, et la nécessité de conserver et protéger l’environnement. “De sérieux efforts sont primordiaux pour réduire les émissions de carbone et limiter les effets du changement climatique,” a-t-il également déclaré. “Uttar Pradesh a fait un premier pas dans cette démarche.”
Les gouverneurs des 29 États de l’Inde sont vivement encouragés à lancer des opérations de reforestation, pour augmenter le nombre d’arbres dans tout le pays. Ces actions environnementales font partie des engagements pris par le gouvernement Indien, lors de la COP 21 qui a eu lieu à Paris, entre novembre et décembre 2015.
L’État a mis de côté près de 6,2 milliards de dollars (soit environ 5,6 milliards d’euros) pour des initiatives similaires, et espère honorer sa promesse, qui consiste à replanter l’équivalent de 95 millions d’hectares de forêt d’ici 2030. Des gardes-chasse à la retraite seront chargés de surveiller les régions où les arbres ont été plantés, afin d’observer et de contrôler la bonne croissance des jeunes plants. Seuls 60% d’entre eux sont destinés à pousser correctement.

 

 

4- La "mémoire" de la glace du Mont-Blanc bientôt conservée en Antarctique, AFP, 12/07/16, 12:00
Antoine Agasse


Stocker des échantillons de glaciers en Antarctique: l'idée peut paraître saugrenue. C'est pourtant l'objectif d'une équipe de chercheurs qui va se rendre en août sur le Mont-Blanc pour y prélever de la glace menacée par le réchauffement climatique.
"Ce n'est pas pour le plaisir de garder quelques glaçons. La glace est un puits d'information", explique à l'AFP Jérôme Chappellaz, directeur de recherche au Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l'Environnement (LLGE) à Grenoble.
Au total, une douzaine de glaciologues français, italiens et russes vont passer plusieurs jours à 4.300 mètres d'altitude, au col du Dôme, pour forer trois carottes de glace de 140 mètres de long.
Ces "échantillons" de plusieurs tonnes seront conditionnés dans des caisses isolantes puis une des carottes sera analysée au laboratoire de Grenoble pour constituer une base de données ouverte à tous les scientifiques. Les deux autres devraient rejoindre la base franco-italienne Concordia, en Antarctique, à l'horizon 2019 ou 2020.
Une opération de carottage est également programmée au printemps 2017 sur le glacier de l'Illimani, à 6.300 mètres d'altitude, en Bolivie, dans des conditions nettement plus difficiles.
Objectif : conserver pour des siècles la "mémoire de la glace", une "matière première" extrêmement précieuse pour les scientifiques.


- Recherche sur les virus -
En se formant sous l'effet des chutes de neige, les glaciers emprisonnent en effet de petites bulles d'air et des impuretés, témoins - en profondeur - de l'atmosphère d'il y a plusieurs dizaines ou milliers d'années.
C'est ainsi que les glaciologues ont pu établir le lien entre températures et gaz à effet de serre. Sur les glaciers du Mont-Blanc, les chercheurs peuvent étudier l'évolution de la pollution ou de l'activité industrielle au niveau européen sur une centaine d'années.
"On a ainsi un joli pic de césium 137 en avril 1986" après la catastrophe de Tchernobyl, sourit Jérôme Chappellaz.
Et au regard de l'évolution très rapide des technologies, "on est incapables de dire ce qu'on sera capables de faire scientifiquement dans 50 ans ou 100 ans", souligne-t-il: "Qu'est-ce qu'on pourra mesurer? Pour en tirer quoi comme information liée à l'environnement, au climat ou à la biologie ?"
Le chercheur cite notamment les recherches sur les mutations de virus ou de bactéries, piégés dans la glace, comme piste de travail possible.
Mais les glaciers évoluent - fondent - tout aussi rapidement, à tel point que ceux qui culminent à moins de 3.500 mètres devraient disparaître avant la fin du siècle dans les Alpes. Dans les Andes, le glacier de Chacaltaya (Bolivie), qui culminait à 5.300 mètres, a disparu dès 2009.
"Cette année, il y a eu de la fonte à 6.000 mètres sur l'Illimani avec le phénomène climatique El Niño", souligne Patrick Ginot, ingénieur de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) et un des initiateurs du projet.
Dans 50 ans, "on aura sans doute les outils pour analyser mais on n'aura peut-être plus les carottes de glace", pointe Jérôme Chappellaz.


- "Congélateur naturel" -
Dans les dix ans qui viennent, les glaciologues espèrent donc effectuer une vingtaine de carottages sur des sites répartis sur tous les continents. L'ensemble des carottes seront conservées dans une cave de neige à Concordia, "un congélateur naturel à -50°C", à l'abri des pannes électriques ou des attentats.
Le projet, qui s'inscrit dans un programme de l'Unesco, est notamment soutenu par le CNRS, l'Université Ca’Foscari de Venise et l'Université Grenoble Alpes (UGA).
Mais faute de retombées immédiates en termes de recherche, les financeurs traditionnels n'ont pas pu être sollicités. La fondation UGA a donc fait appel au mécénat privé pour trouver les quelque deux millions d'euros nécessaires sur cinq ans.