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1- Une petite "vache marine" devenue star des r√©seaux¬†sociaux en Tha√Įlande, AFP, 05/07/19, 07:00


2- Les éléphants de Lagos, secret bien gardé du Nigeria, AFP, 05/07/19, 13:00 Peter Martell


3- En Guyane, la tortue luth se fait de plus en plus rare, AFP  07/07/19, 14:00 Cécile Azzaro


4- √Čtude. D√©forestation + r√©chauffement : addition mortelle pour la¬†vie sauvage, AFP, 08/07/19, 21:00 Marlowe Hood


5- Japon : 9 daims d'un haut lieu touristique morts après avoir ingéré du plastique, AFP, 10/06/19, 13:00


6- Requins, primates, perroquets… : des milliers d’animaux sauvages saisis dans un coup de filet international, Le Monde avec AFP, 10/07/19, 17h16


7- En Tanzanie, la lutte contre le braconnage des éléphants et des rhinocéros porte ses fruits, Le Monde Afrique avec Reuters, 11/07/19, 10h16


8- Près du Jourdain, les chauves-souris ont remplacé les soldats israéliens, AFP, 18/07/19, 00:00. Jonah Mandel


9- Sept tigres surgelés découverts dans une voiture au Vietnam, AFP, 26/07/19, 12:00


10- Vietnam : saisie de 125 kilos de corne de rhinocéros, AFP, 28/07/19, 13:00


11- Vietnam : des pangolins braconnés retrouvés dans un bus, AFP, 30/07/19, 14:00



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1- Une petite "vache marine" devenue star des r√©seaux¬†sociaux en Tha√Įlande, AFP, 05/07/19, 07:00


Un b√©b√© dugong, aussi appel√© vache marine, une esp√®ce¬†menac√©e de mammif√®re marin, est devenu la star des r√©seaux sociaux en¬†Tha√Įlande, depuis que des v√©t√©rinaires lui donnent le biberon en¬†mer.¬†
Le petit animal √† la silhouette potel√©e, baptis√© Mariam, a¬†√©t√© retrouv√© √©chou√© sur une plage en mai, √Ęg√© de seulement six mois alors que¬†le sevrage intervient √† 18 mois normalement.
Les v√©t√©rinaires du Centre de biologie marine de Phuket, une¬†station baln√©aire du sud de la Tha√Įlande, qui l'ont recueilli ont mis en cause¬†les activit√©s humaines, notamment la p√™che, ayant conduit √†¬†ce que le b√©b√©¬†dugong se retrouve s√©par√© de sa m√®re.
Cette esp√®ce est "fr√©quemment bless√©e par les h√©lices¬†des embarcations √† moteur et parfois chass√©e pour sa viande", "ses¬†habitats c√ītiers sont en r√©duction, en particulier du fait du tourisme, de la¬†pollution et de l'urbanisation des c√ītes", d√©plore le WWF sur son site¬†internet.
Depuis que les v√©t√©rinaires tha√Įlandais se sont mis √† poster¬†des photos de Mariam sur les r√©seaux sociaux, la petite mammif√®re herbivore est¬†devenue un ph√©nom√®ne des r√©seaux sociaux.
Un "live stream" sur Facebook doit m√™me √™tre mis¬†en place dans les prochains jours pour que les internautes puissent suivre ses¬†progr√®s depuis qu'elle a √©t√© rel√Ęch√©e pr√®s de l'√ģle de Libong, dans la¬†province¬†de Trang (sud).
"Mariam a sensibilis√© les Tha√Įlandais √† la protection¬†des animaux marins, des oc√©ans et de la nature en g√©n√©ral", affirme le¬†v√©t√©rinaire Pathompong Kongjit.
Mais pour l'heure, la plus grande difficulté pour Mariam est de réussir à se nourrir seule. "Mariam ne peut manger que des herbes marines hautes", s'inquiète l'expert, tout en soulignant ses progrès à aller chercher des herbes plus en profondeur.
Les femelles dugongs allaitent leurs petits tout en nageant, une situation que les vétérinaires ne peuvent pas imiter.
"Du coup, nous la tenons dans nos bras quand nous lui donnons du lait et ensuite nous la faisons nager pour qu'elle exerce son système digestif", raconte le vétérinaire.
Son √©quipe, qui pr√©voit de s'occuper du petit pendant encore¬†un an, utilise un cano√ę baptis√© "maman orange", en raison de la¬†couleur de son rev√™tement, pour que le b√©b√© dugong le suive et¬†s'entra√ģne √†¬†nager.
"Le nombre d'animaux marins que l'on réussit à sauver importe peu si leur habitat est dégradé" par la pollution des mers liée aux activités humaines, s'inquiète le vétérinaire.
Les pays d'Asie du Sud-Est, qui comptent parmi les plus gros pollueurs de la planète, se sont engagés à lutter contre la pollution des océans, lors du sommet de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) à Bangkok fin juin.
A eux seuls, cinq pays d'Asie (Chine, Indon√©sie,¬†Philippines, Vietnam et Tha√Įlande) sont responsables de plus de la moiti√© des¬†huit millions de tonnes de plastique rejet√©es tous les ans dans les¬†oc√©ans,¬†selon un rapport de 2017 de l'ONG Ocean Conservancy.

2- Les éléphants de Lagos, secret bien gardé du Nigeria, AFP, 05/07/19, 13:00 Peter Martell

La jungle était si dense qu'il n'aperçut les éléphants qu'au dernier moment, si proche qu'il pouvait presque les toucher. Depuis des heures, Olabode Emmanuel était à la recherche de ces pachydermes tapis dans une forêt sombre, à une centaine de kilomètres de la plus grande ville d'Afrique, Lagos.
La matriarche "se mit à battre des oreilles, pour faire obstacle entre nous et sa famille", raconte le scientifique. "C'était extraordinaire". Presque autant que de trouver des éléphants aussi près Lagos, la capitale économique du Nigeria, avec quelque 20 millions d'habitants et une pollution record.
Effrayés par les humains, ces éléphants de forêts petits et trapus vivent la nuit, explique M. Emmanuel, à la tête de la Forest Elephant Initiative, un organisme de préservation de la forêt d'Omo.
Ces 1.325 kilomètres carrés sont protégés depuis près d'un siècle mais aujourd'hui menacés par la déforestation illégale et l'urbanisation accélérée de la région.
Les lointains cousins des grands éléphants de la savane sont experts en camouflage. Si doués, d'ailleurs, que leur présence ici est un secret bien gardé. 
"Quand les gens [de Lagos] entendent parler des éléphants, ils n'y croient pas", explique Joy Adeosun, un scientifique qui travaille avec M. Emmanuel. "Ils sont choqués !"
Le Nigeria a perdu la quasi totalité de ses éléphants au cours des dernières décennies. Si bien que dans les échoppes qui vendent encore de l'ivoire sur les marchés de Lagos, les vendeurs l'assurent : "tous les éléphants du Nigeria sont partis". L'un deux, exhibant une Vierge Marie de la taille d'un avant-bras taillée dans la défense d'un pachyderme, précise : elle vient du Cameroun.


- Tout le monde souffre -
A Omo, reconnue "réserve de biosphère" par l'Unesco, les éléphants ne sont pas seuls : antilopes, buffles ou encore chimpanzés ont été aperçus. 
Mais protégée par l'Unesco ou non, Omo est grignotée de toutes parts à une vitesse folle dans un pays qui s'attend à voir sa population de 190 millions d'habitant doubler d'ici 2050.
Le taux de déforestation du Nigeria est l'un des plus élevés au monde, selon la FAO, l'agence de l'ONU pour l'agriculture et l'alimentation.
"Détruire, c'est facile", dit M. Emmanuel, dont l'équipe de 8 "community rangers" est totalement débordée. "Mais si la forêt disparait, c'est tout l'écosystème qui change. Il y a moins de pluie, puis les fermes sont moins fertiles. Et tout le monde finit par souffrir."
La déforestation est interdite sur environ la moitié de la surface de la forêt (650 km2), consacrée à la vie sauvage.
Mais la corruption est endémique et des arbres sont abattus au mépris de la loi.
Ibiyinka James ne voit pas o√Ļ est le probl√®me. Au volant¬†d'un camion charg√© ill√©galement de bois, ce bucheron explique : "Il y a¬†tellement d'arbres ici... Et les oiseaux peuvent voler vers une autre¬†for√™t."
Une fois les arbres décimés, les fermiers viennent faire pousser leurs cultures. 
"Je dois nourrir ma famille", plaide Christopher Shadrach, un villageois. "Que puis-je faire d'autre ?"
Comme des centaines d'autres Nig√©rians, M. Shadrach vit dans¬†un des villages de cabanes de t√īle qui ont pouss√© √† la place des arbres.


- Libéralisme effréné -
Mais les éléphants mangent les plantations, au grand désespoir des fermiers. Et la colère monte tandis que l'espace se réduit, poussant les éléphants à chercher de nouveaux abris.
En avril 2018, des dizaines d'éléphants ont ainsi jailli de la forêt directement sur l'autoroute, paniqués, "en quête d'une nouvelle maison", selon M. Emmanuel.
La plupart ont d√Ľ faire marche arri√®re, mais quelques-uns ont¬†r√©ussi √† se trouver une nouvelle cachette, encore plus pr√®s de la ville.
Depuis, il resterait une centaine d'éléphants dans la forêt d'Omo - mais leur existence n'a jamais été aussi menacée, comme celle de la forêt.
Pour tenter de les protéger, l'Africa Nature Investors (ANI), une fondation nigériane, ambitionne de développer l'écotourisme. "Cela pourrait créer de nouveaux emplois", espère Filip Van Trier, un homme d'affaires belge qui a grandi au Nigeria. "Mais d'abord, nous devons mettre un terme à la déforestation".
Un mince espoir existe pour les √©l√©phants de Lagos : la¬†sauvegarde des terrains constructibles. Le Nigeria, pays o√Ļ r√®gne un¬†lib√©ralisme effr√©n√©, ne se soucie pas beaucoup de la pr√©servation de la¬†vie¬†sauvage. Mais des prix de l'immobilier, oui.
Or "les forêts sont essentielles" pour empêcher les inondations de quartiers entiers construits sur des marécages, explique Shakirudeen Odunuga, de l'université de Lagos. Et sans elles, la chaleur serait irrespirable.
Loin de ces consid√©rations immobili√®res, √† Omo, Emmanuel et¬†son √©quipe arpentent chaque jour la for√™t pour tenter d'√©viter sa disparition.¬†Et le scientifique est s√Ľr d'une chose, si la for√™t disparait¬†et les √©l√©phants¬†avec, les Nig√©rians le regretteront, mais "il sera trop tard".


3- En Guyane, la tortue luth se fait de plus en plus rare, AFP  07/07/19, 14:00 Cécile Azzaro

Une demi-tonne : c'est le poids de la tortue luth couleur bleu-noir qui progresse lentement sur la plage de Remire-Monjoly en Guyane, pour venir pondre. Mais ce spectacle se fait de plus en plus rare, car l'animal est en déclin, s'alarment les experts.
Sur le sable, ponctuant sa manoeuvre d'un souffle rauque, la tortue est en plein "balayage". "Elle remue le sable pour creuser son puits et déposer ses oeufs", explique la bénévole de l'association Kwata, qui encadre les promeneurs, et s'assure, avec l'aide des gendarmes, que l'animal ne soit pas importuné.
Les tortues luth, les plus imposantes des tortues marines et¬†les seules √† ne pas avoir de carapace ni d'√©caille, mais un simple cuir sur le¬†dos, profitent de la mar√©e haute pour rejoindre les plages¬†guyanaises, o√Ļ elles¬†viennent pondre chaque ann√©e de mai √† ao√Ľt, l√† o√Ļ elles sont n√©es.
Outre Remire-Montjoly, à l'est de Cayenne, c'est surtout à Awala-Yalimapo, à l'embouchure du Maroni à la frontière avec le Suriname, qu'elles sont les plus fréquentes. "C'était à la fin du XXe siècle le plus grand site de ponte au monde", souligne Laurent Kelle, du WWF Guyane.
"Dans les ann√©es 1990, 40% de la population mondiale de¬†tortue luth venaient pondre √† Awala-Yalimapo, o√Ļ on pouvait compter jusqu'√†¬†50.000 pontes par saison", confirme Damien Chevallier,¬†chercheur au CNRS.


- Captures accidentelles -
Mais "en 2018, moins de 200 pontes ont été constatées, c'est un déclin total". Alors qu'elles peuvent vivre jusqu'à 80-100 ans, "Certaines ne sont revenues que deux fois et on ne les a retrouvées sur aucune autre plage", s'inquiète le chercheur.
Pour faire face au déclin, l'animal fait l'objet depuis 2007 d'un plan national d'actions, impliquant institutions et associations environnementales.
Au cŇďur du probl√®me : les captures accidentelles de p√™che,¬†principale cause de la disparition des tortues, expliquent les experts. Elles¬†se prennent dans les filets, se blessent mortellement ou meurent¬†noy√©es.
Sensibles à cette situation, les pêcheurs de crevettes guyanais ont mis en place depuis 2010 un dispositif novateur, le "dispositif d'exclusion des tortues marines et des prises accessoires" (TED), inspiré d'un modèle américain. 
Ce chalut en forme de "chaussette", pourvu d'une grille bloquant la tortue (et autres requins, dauphins, raies, etc.) pour l'expulser du filet "a permis de supprimer 95% des captures accidentelles", explique Michel Nalovic, ingénieur au Comité régional des pêches.


- Et braconnage des Ňďufs -
Le TED a aussi permis d'améliorer la qualité des crevettes, qui ne sont plus écrasées par les prises accidentelles, souligne Nicolas Abchée, l'un des principaux armateurs de Cayenne.
L'Europe vient d'imposer cette année l'utilisation du TED pour l'importation de crevettes guyanaises. "Nous demandons qu'elle l'oblige aussi pour les autres pays exportateurs", ajoute M. Nalovic. 
Reste que "ce sont surtout les filets maillants¬†c√ītiers", utilis√©s pour les poissons, qui sont responsables, insiste¬†Damien Chevallier.¬†
Mais les interdire serait la porte ouverte aux navires illégaux des pays voisins (Suriname, Brésil), qui représentent déjà les deux-tiers de la pêche dans les eaux guyanaises, et sont donc la principale raison du déclin des tortues luth, estiment le Comité régional des pêches et le WWF.
L'érosion des plages, liée au réchauffement climatique, explique aussi une part importante des disparitions. "40% des nids sont touchés par cette érosion", relève Damien Chevallier. 
Il pointe également le braconnage des oeufs, très lucratif. Au Suriname, de l'autre coté du fleuve Maroni, "l'oeuf se négocie entre 1 et 1,5 euro. Le pillage est énorme".
En plus des chiens errants qui viennent d√©terrer les oeufs¬†ou attaquer la tortue, la pollution joue aussi un r√īle, certaines ing√®rant des¬†sacs plastiques, rappelle Laurent Kelle du WWF.¬†
Une tortue luth pond environ une centaine d'oeufs à chaque ponte (elle revient entre 3 et 7 fois par saison), mais on estime que seulement un bébé tortue sur 1.000 va atteindre sa maturité sexuelle, précise Damien Chevallier.
Dans les années 90, cela signifiait que sur Awala-Yalimapo, par saison, 720 individus pouvaient revenir pondre, a calculé le chercheur. Parmi ceux nés en 2018, selon son calcul, seulement trois pourraient revenir.

 

4- √Čtude. D√©forestation + r√©chauffement : addition mortelle pour la¬†vie sauvage, AFP, 08/07/19, 21:00 Marlowe Hood

La déforestation tropicale galopante, combinée aux changements climatiques, empêche les espèces sauvages de se déplacer vers des climats plus frais, augmentant le risque d'extinction qui pèse sur elles, ont alerté lundi des chercheurs.
Moins des deux cinquièmes des forêts d'Amérique latine, d'Asie et d'Afrique permettent actuellement aux animaux et aux plantes d'échapper à des augmentations de température potentiellement intolérables, soulignent-ils dans la revue Nature Climate Change.
"La disparition des for√™ts tropicales entre 2000 et¬†2012 a entra√ģn√© la perte d'une √©tendue sup√©rieure √† la taille de l'Inde qui¬†√©tait √† m√™me de prot√©ger les esp√®ces des effets du changement climatique",¬†d√©clare √† l'AFP Rebecca Senior, professeur √† l'universit√© de Sheffield.
"Non seulement la perte de forêt supprime directement leur habitat mais elle rend également plus difficile le déplacement des espèces", relève-t-elle.
L'absence de voies permettant aux animaux de migrer vers des¬†habitats plus frais signifie que le r√©chauffement climatique "entra√ģnera¬†probablement l'extinction d'esp√®ces vuln√©rables sur un plan¬†national mais aussi¬†mondial", ajoute-t-elle.
Au rythme actuel du changement climatique, les animaux et¬†les plantes tropicaux, m√™me s'ils parviennent √† se d√©placer vers des zones¬†actuellement plus fra√ģches, pourraient, en moyenne, √™tre¬†expos√©s en 2070 √† un¬†environnement de 2,7¬įC plus chaud qu'au cours de la seconde moiti√© du XXe¬†si√®cle, selon l'√©tude.
Dans le sc√©nario le plus favorable, o√Ļ l'humanit√© parviendrait¬†√† limiter le r√©chauffement plan√©taire √† 2¬įC par rapport au d√©but de l'√®re¬†industrielle - une perspective de plus en plus improbable -, les¬†esp√®ces des¬†r√©gions tropicales subiraient toujours une hausse de 0,8¬įC en 2070.
L'Accord de Paris sur le climat de 2015 enjoint aux nations¬†de maintenir le r√©chauffement "bien en dessous" de 2¬įC.


- Colibris -
La hausse d'un seul degré depuis la Révolution industrielle a déjà renforcé la fréquence et l'intensité des vagues de chaleur, des sécheresses et des tempêtes tropicales.
Lors de pr√©c√©dents changements climatiques, les esp√®ces¬†animales et v√©g√©tales ont toujours grimp√© ou descendu des montagnes, se sont¬†rapproch√©es ou √©loign√©es des p√īles, ou se sont dirig√©es vers¬†des eaux plus¬†froides ou plus chaudes. Mais ces changements ont rarement √©t√© aussi rapides et¬†ils n'ont jamais √©t√© combin√©s √† une fragmentation extr√™me de l'habitat.
"Les espèces tropicales sont particulièrement sensibles aux changements de température", déclare Rebecca Senior. "La plupart se trouvent nulle part ailleurs sur la planète et constituent une proportion énorme de la biodiversité mondiale."
De nombreuses études ont montré à quel point la hausse des températures avait obligé la faune et la flore à adapter leur comportement de manière à conserver leur capacité à se nourrir, à se reproduire, ou les deux.
Selon une étude récente, certains colibris tropicaux, par exemple, sont maintenant obligés de chercher de l'ombre alors qu'ils devraient surtout chercher du nectar.
Quelque 550 espèces - dont plus de la moitié sont déjà menacées d'extinction - figurent sur la liste des espèces vulnérables à la sécheresse et aux températures extrêmes, selon l'Union internationale pour la conservation de la nature.
On y trouve notamment des mammifères tels que le singe Hurleur à mains rousses, des jaguars et des loutres géantes.
Les amphibiens sont particulièrement vulnérables. "Ils vivent dans des habitats particuliers, ne peuvent pas aller très loin et sont très sensibles à la surchauffe et au dessèchement", souligne Rebecca Senior.
D'autres recherches ont mis en √©vidence le d√©clin d'esp√®ces¬†d√Ľ √† la fragmentation de la for√™t. Il y a de plus en plus d'√ģlots de for√™t¬†primaire isol√©s par les plantations de palmiers √† huile, les cultures¬†destin√©es¬†aux biocarburants, les fermes d'√©levage et les cultures de soja destin√© au¬†b√©tail.
Cette nouvelle étude est la première à étudier l'interaction entre la perte d'habitat tropical et le changement climatique à l'échelle mondiale pendant une décennie complète.

 

 

5- Japon : 9 daims d'un haut lieu touristique morts après avoir ingéré du plastique, AFP, 10/06/19, 13:00

Neuf daims du parc de Nara, ancienne capitale du Japon, ont été retrouvés morts après avoir avalé quantité de sacs en plastique, a annoncé mercredi un groupe de défense de la nature en mettant en cause le fort développement du tourisme.
La Fondation de préservation des daims de Nara a précisé que des masses de sacs en plastique et sachets de snacks ont été retrouvées dans les estomacs de ces daims morts entre mars et juin.
"La plus grande quantité trouvée dans l'un des neuf animaux représentait 4,3 kg", a déclaré à l'AFP un responsable de la fondation Yoshitaka Ashimura. "Nous étions surpris. C'est vraiment beaucoup", a-t-il déclaré.
Ce parc abrite plus d'un millier de daims qui errent parfois aussi dans les rues et allées en quête de crackers spéciaux vendus sur place et donnés par les touristes. 
Les visiteurs n'ont pas le droit de nourrir les daims avec autre chose mais cette règle n'est pas respectée, précise M. Ashimura.
"Les daims pensent probablement que le plastique d'emballage des divers snacks qui leur sont donnés est aussi comestible", a-t-il déclaré, ajoutant que ces animaux se nourrissent normalement d'herbe et de glands.
"Ils mangent probablement aussi des sacs en plastique laissés par terre", a-t-il expliqué, estimant que les cas se sont multipliés récemment "en raison du nombre croissant de visiteurs". "La seule façon d'éviter cela est de retirer toutes les ordures".
Ce vaste parc comprend de très anciens temples et sanctuaires qui attirent de plus en plus de touristes, dont le nombre s'est élevé à 16 millions en 2017. Les daims, dont on compte environ 1.200, y sont protégés.

 

 

6- Requins, primates, perroquets… : des milliers d’animaux sauvages saisis dans un coup de filet international, Le Monde avec AFP, 10/07/19, 17h16

Interpol et l’Organisation mondiale des douanes ont orchestré une opération d’envergure mondiale qui, de l’Inde à l’Italie en passant par le Nigeria, a permis l’arrestation de centaines de trafiquants.

C’est une véritable arche de Noé que les enquêteurs d’une centaine de pays ont sorti des griffes de trafiquants d’animaux sauvages au cours d’une opération mondiale coordonnée par Interpol et l’Organisation mondiale des douanes (OMD). Annoncé mercredi 10 juillet, ce coup de filet de grande ampleur a abouti à la saisie de milliers de félins, primates, tortues, reptiles, oiseaux et autres requins. Près de six cents suspects ont été arrêtés.
Au cours de cette opération menée au mois de juin, une équipe internationale opérant dans 106 pays différents et basée à Singapour a aussi mis la main sur 440 défenses d’éléphants, plus d’une demi-tonne d’objets en ivoire, 2 550 mètres cubes de bois et 2 600 plantes. D’autres arrestations et poursuites pourraient survenir dans les semaines et mois à venir, selon Interpol. Au total, ce sont 23 primates, 30 fauves, plus de 4 300 oiseaux, près de 10 000 animaux marins dont du corail, des hippocampes, des dauphins et requins, près de 10 000 tortues et quelque 1 500 autres reptiles qui ont été retrouvés.

Des saisies représentants plusieurs millions de dollars
Les photos mises en ligne par Interpol montrent aussi des saisies de peaux de crocodile au Royaume-Uni, des dizaines de perroquets entassés les uns contre les autres dans une petite cage grillagée en Inde ou des poissons zèbres morts pendant leur transport illégal au Brésil. A également été saisie au Nigeria une demi-tonne d’écailles de pangolin, un mammifère de la famille des fourmiliers qui est aussi un des animaux les plus braconnés au monde, auquel la médecine traditionnelle chinoise attribue de nombreuses propriétés.
L’opération a remonté plusieurs filières de commerce illégal en ligne, permettant notamment l’arrestation de 21 personnes en Espagne et la saisie de 1 850 oiseaux en Italie. Il s’agit de la troisième opération de cette ampleur menée par Interpol, après 2017 et 2018, avec à chaque fois des saisies représentant plusieurs millions de dollars.

 

Sur le même sujet :

> Des milliers d'animaux sauvages saisis dans un coup de filet international, AFP, 10/06/19, 18:00

Félins, primates, tortues, reptiles, oiseaux, et même des requins : des milliers d'animaux ont été saisis lors d'un impressionnant coup de filet mondial contre le trafic d'animaux sauvages qui a permis l'arrestation de près de 600 suspects, a annoncé Interpol mercredi.
Au cours de cette opération coordonnée au mois de juin par Interpol et l'Organisation mondiale des douanes (WCO) dans 109 pays, la police a interpellé 582 suspects et également mis la main sur 440 défenses d'éléphants, plus d'une demi-tonne d'objets en ivoire, 2.550 mètres cubes de bois et 2.600 plantes.
Ces arrestations et saisies ont été déclenchées par une équipe internationale d'enquêteurs et agents des douanes réunie dans les locaux d'Interpol à Singapour. D'autres arrestations et poursuites pourraient survenir dans les semaines et mois à venir, indique Interpol.
Au total, ont été saisis aux mains des trafiquants 23 primates, 30 fauves, plus de 4.300 oiseaux, près de 10.000 animaux marins dont du corail, des hippocampes, des dauphins et requins, près de 10.000 tortues et quelque 1.500 autres reptiles.
Les photos mises en ligne par Interpol montrent notamment des saisies de peaux de crocodile au Royaume-Uni, des dizaines de perroquets entassés les uns contre les autres dans une petite cage grillagée en Inde ou des poissons-zèbre morts pendant leur transport illégal au Brésil.
A également été saisie au Nigeria une demi-tonne d'écailles de pangolin, un des animaux les plus braconnés au monde, auxquelles la médecine traditionnelle chinoise attribue de nombreuses propriétés.
L'opération a remonté plusieurs filières de commerce illégal en ligne, permettant notamment l'arrestation de 21 personnes en Espagne et la saisie de 1.850 oiseaux en Italie.
Dans un communiqué diffusé mercredi, Wildlife Conservation Society (WCS) a "applaudi" cette "perturbation massive de réseaux criminels", que l'ONG américaine juge "décisive pour sauver les animaux en danger à travers la planète".
"Ces saisies et arrestations constituent seulement le premier pas. Les gouvernements devraient maintenant assurer un suivi avec des poursuites solides et significatives. Les criminels faisant partie de ces réseaux doivent sentir tout le poids de la loi, des sanctions dissuasives et des peines de prison", insiste la WCS.
Il s'agit de la troisième opération de cette ampleur menée par Interpol, après 2017 et 2018, avec à chaque fois des saisies représentant plusieurs millions de dollars.

7- En Tanzanie, la lutte contre le braconnage des éléphants et des rhinocéros porte ses fruits, Le Monde Afrique avec Reuters, 11/07/19, 10h16

Les populations de pachydermes ont commenc√© √† augmenter dans¬†le pays apr√®s le d√©mant√®lement de r√©seaux de braconnage¬†¬ę industriel ¬Ľ.¬†
Les populations d‚Äô√©l√©phants et de rhinoc√©ros ont commenc√© √†¬†augmenter en Tanzanie apr√®s le d√©mant√®lement de r√©seaux de braconnage ¬ę industriel ¬Ľ,¬†ont fait savoir les autorit√©s. Une c√©l√®bre¬†femme d‚Äôaffaires chinoise, surnomm√©e¬†la ¬ę reine de l‚Äôivoire ¬Ľ, a √©t√© condamn√©e en f√©vrier √† quinze¬†ans de prison par un tribunal tanzanien pour avoir export√© pendant des ann√©es¬†les d√©fenses de¬†plus de 350 √©l√©phants.
> Lire aussi ¬†En¬†Tanzanie, la ¬ę reine de l‚Äôivoire ¬Ľ condamn√©e √† quinze ans de prison
¬ę Gr√Ęce au travail d‚Äôune unit√© sp√©ciale form√©e¬†en 2016 pour lutter contre le braconnage, les populations d‚Äô√©l√©phants sont¬†pass√©es de 43 330 en 2014 √† plus de 60 000 aujourd‚Äôhui ¬Ľ,¬†se f√©licite la¬†pr√©sidence dans un communiqu√©. Le nombre de rhinoc√©ros, esp√®ce¬†en voie de disparition, est pass√© quant √† lui de 15 √† 167 au cours des quatre¬†derni√®res ann√©es. La demande d‚Äôivoire des pays¬†asiatiques, comme la Chine ou le¬†Vietnam, o√Ļ on en fait bijoux et ornements, a entra√ģn√© une forte hausse du¬†braconnage en Afrique.


 

8- Près du Jourdain, les chauves-souris ont remplacé les soldats israéliens, AFP, 18/07/19, 00:00. Jonah Mandel

Dans un dédale de couloirs obscurs et déserts, près du fleuve Jourdain, résonne un froufrou d'ailes. Perché sur une colline poussiéreuse, un ancien poste militaire israélien en territoire palestinien occupé s'est transformé en un repaire de chauves-souris.
Isra√ęl occupe depuis 1967 cette partie de la Cisjordanie.¬†Apr√®s la guerre des Six jours avec les pays arabes, l'Etat h√©breu y avait¬†construit plusieurs mini forteresses sur les collines dominant la¬†fronti√®re¬†avec la Jordanie.
Mais, même si l'occupation de la Cisjordanie se poursuit, ces postes militaires ont été abandonnés à la suite d'un accord de paix conclu avec le voisin jordanien en 1994.
Rapidement, des chauves-souris cherchant à se protéger du soleil ont colonisé ces lieux sombres et désertés, avec l'aide de gardiens de parcs naturels et d'écologistes israéliens.
Isra√ęl et les Territoires palestiniens comptent 33 esp√®ces¬†de chauves-souris, quasiment toutes insectivores. Certaines de ces esp√®ces sont¬†menac√©es au niveau mondial, selon Amos Sabah, √©cologiste¬†√† l'Autorit√© isra√©lienne¬†de la nature et des parcs.
Dans cette zone près du Jourdain, 12 d'entre elles ont été recensées. Mais les activités humaines, notamment la construction de routes ou d'habitations, a sévèrement affecté les grottes naturelles prisées par ces petits mammifères pour se reposer le jour.
Les d√©fenseurs de la nature isra√©liens ont donc voulu¬†"cr√©er des espaces alternatifs" en favorisant leur installation dans¬†les postes militaires d√©laiss√©s, explique Shmulik Yedvab, directeur du¬†d√©partement des mammif√®res de la Soci√©t√© pour la protection de la nature en¬†Isra√ęl (SPNI).


- Perchoirs et filins -
Avec leurs murs et plafonds en métal ou béton lisse, ces structures militaires n'étaient guère accueillantes pour les chauves-souris désireuses de s'y accrocher. La SNPI, l'Autorité des parcs et l'armée y ont donc installé des perchoirs, posé des mousses et des filins pour faciliter leur séjour.
Désormais certains postes militaires abandonnés accueillent jusqu'à des centaines de chauves-souris. Dans l'un d'entre eux, que des journalistes de l'AFP ont pu visiter entre la mer Morte et le lac de Tibériade, vivent une trentaine de petits rhinopomes, une espèce dotée d'une queue de souris.
La plupart des mini forteresses se trouvent dans des zones¬†militaires cl√ītur√©es et inaccessibles au public. Les visites y sont rarement¬†autoris√©es.
Bien qu'elles soient dans les territoires palestiniens, ces derniers n'ont pas le droit d'y accéder. La vallée du Jourdain et le nord de la mer Morte constituent près de 30% de la Cisjordanie : dans cette région, selon l'ONG israélienne anti-occupation B'Tselem, les Palestiniens n'ont pas accès à 85% des terres.
Le projet suscite ainsi des réserves, les Palestiniens accusant l'armée israélienne d'orchestrer confiscations et destructions dans la vallée du Jourdain afin de les pousser à quitter la région, stratégique pour ses terres agricoles et ses ressources en eau.
"Si les Israéliens mènent des activités pour protéger les animaux, en tant que défenseur de l'environnement, je trouve cela bien", explique à l'AFP Anton Khalilieh, directeur de la Société palestinienne de protection de la nature.
"Mais nous sommes ici dans la vall√©e du Jourdain, qui¬†fait partie de la Cisjordanie, un territoire qui devrait √™tre sous contr√īle¬†palestinien. Ce devrait donc √™tre les Palestiniens qui m√®nent ces¬†activit√©s de¬†d√©fense de la nature mais on n'a aucun moyen de le faire", ajoute-t-il en¬†faisant r√©f√©rence √† l'occupation.
Il regrette que ces projets israéliens se fassent souvent dans des zones "inaccessibles aux Palestiniens", privant ainsi ces derniers de la possibilité d'apprendre l'importance de protéger la nature.
Or, les chauve-souris fournissent des informations précieuses "sur la condition des insectes, qui constituent l'un des fondements importants du système écologique et de la végétation", souligne M. Sabah.
"Si la population (de chauves-souris) diminue, cela signifie que le système écologique n'est pas sain, quelque chose ne va pas ici", ajoute-t-il.

9- Sept tigres surgelés découverts dans une voiture au Vietnam, AFP, 26/07/19, 12:00


Un homme soup√ßonn√© de trafic d'animaux sauvages a √©t√© arr√™t√©¬†apr√®s la d√©couverte de sept tigres congel√©s dans une voiture, dans un parking¬†de Hano√Į, ont rapport√© les m√©dias d'Etat vietnamiens vendredi.
Nguyen Huu Hue, qui aurait importé illégalement des animaux en provenance du Laos voisin pendant des années, a été arrêté jeudi avec deux autres personnes, selon le quotidien Cong An Nhan Dan.
"Hue a monté une entreprise (...) qui vend des matériaux de construction afin de couvrir le commerce illégal de tigres et autres espèces sauvages", écrit le Cong An Nhan Dan, l'organe officiel du ministère de la Sécurité publique.
M. Hue est accusé d'avoir fait stocker des tigres chez des familles pauvres, ajoute le journal.
L'article ne précise pas si les félins ont été tués dans leur milieu naturel ou s'ils proviennent d'une des nombreuses fermes illégales de tigres du Laos, qui fournissent une grande partie de la demande asiatique de viande et d'os de tigres.
Les sept animaux semblent être des bébés, d'après les photographies de la saisie.
Le Vietnam est à la fois un centre de consommation et une plaque tournante du trafic vers la Chine de faune sauvage, des tigres aux défenses d'éléphants en passant par les pangolins et les cornes de rhinocéros.
Certaines parties du tigre sont utilis√©es pour la m√©decine¬†traditionnelle et la bijouterie au Vietnam, o√Ļ la population autrefois¬†nombreuse de ce grand f√©lin a d√©cru fortement.
Ses os sont généralement bouillis et mélangés à un alcool de riz pour produire un élixir censé soigner l'arthrose et développer la force, des croyances contestées par les médecins.
Hano√Į s'est depuis longtemps engag√© √† combattre le trafic¬†d'animaux mais les d√©fenseurs de la nature estiment que le march√© noir perdure¬†en raison de contr√īles d√©faillants.

 

10- Vietnam : saisie de 125 kilos de corne de rhinocéros, AFP, 28/07/19, 13:00

Un total de 55 morceaux de corne de rhinoc√©ros ont √©t√©¬†saisis dans l'a√©roport de Hano√Į, ont rapport√© les autorit√©s dimanche, alors que¬†le pays tente d'enrayer le trafic d'animaux sauvages.
Le Vietnam est un haut lieu de consommation et une plaque tournante de cette contrebande de faune sauvage qui s'élève à des milliards de dollars. 
Une cargaison soigneusement dissimul√©e dans des moules en¬†pl√Ętre a √©veill√© les soup√ßons de la police et conduit jeudi √† la d√©couverte de¬†125 kilos de corne de rhinoc√©ros √† l'a√©roport international¬†de Noi Bai √† Hano√Į.¬†
Des images de la saisie montrent des morceaux de corne de rhinocéros sur une table et des policiers brisant les moulages. "Il a fallu une demi-journée pour les casser", a déclaré un agent à l'AFP. 
Le pays d'o√Ļ provient la cargaison n'est pas connu.
La corne de rhinocéros est particulièrement prisée et un kilo peut atteindre jusqu'à 60.000 dollars (54.000 EUR). Transformée en poudre, elle est recherchée au Vietnam pour de prétendues vertus aphrodisiaques et médicinales.
Le m√™me jour, jeudi, la police avait arr√™t√© trois suspects¬†apr√®s la d√©couverte de sept tigres congel√©s dans une voiture sur un parking de¬†Hano√Į.
La semaine dernière, Singapour avait saisi près de neuf tonnes d'ivoire et un grand stock d'écailles de pangolin destinés au Vietnam. 
Les défenses d'éléphant, les pangolins, les tigres et les cornes de rhinocéros sont vendus sur le marché noir au Vietnam ou introduits clandestinement en Chine.
Hano√Į s'est depuis longtemps engag√© √† combattre le trafic¬†d'animaux mais les d√©fenseurs de la nature estiment que le march√© noir perdure¬†en raison de contr√īles d√©faillants.

 

 

 

11- Vietnam : des pangolins braconnés retrouvés dans un bus, AFP, 30/07/19, 14:00


Une trentaine de pangolins vivants ont √©t√© d√©couverts¬†"d√©shydrat√©s et faibles" dans un bus au Vietnam, o√Ļ cet animal menac√©¬†est pris√© pour sa chair et ses √©cailles, ont annonc√© mardi la police locale et¬†des¬†d√©fenseurs de l'environnement.
La police vietnamienne a saisi lundi 30 pangolins braconnés entassés dans ce bus dans la province de Ha Tinh (centre). Le conducteur et sa femme, soupçonnés d'avoir illégalement sorti ces insectivores du Laos voisin, ont été arrêtés.
Quatre des animaux étaient déjà morts et nombre des rescapés sont en mauvaise santé, d'après Truong Van Truong de l'ONG Save Vietnam's Wildlife. "La plupart étaient déshydratés et faibles car ils ont été gardés longtemps dans un espace confiné", a-t-il déclaré à l'AFP.
Les pangolins √©taient plac√©s dans des sacs individuels et¬†entass√©s dans une caisse, o√Ļ il est possible qu'ils soient rest√©s des semaines¬†avec peu d'eau et de nourriture, a-t-il ajout√©.
Les animaux seront d√©sormais soign√©s et les plus forts¬†d'entre eux seront rel√Ęch√©s dans la nature.
Les pangolins se roulent en boule lorsqu'ils sont effrayés, ce qui en fait une proie facile pour les braconniers.
Petit et docile, le pangolin, présent en Asie et en Afrique, est l'animal le plus braconné au monde. Un pangolin sauvage est capturé toutes les cinq minutes sur la planète, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF).
Au Vietnam, la viande de pangolin est considérée comme un mets délicat et difficile à se procurer. La médecine traditionnelle utilise leurs écailles pour traiter des allergies et l'impuissance, en raison de leurs supposées vertus médicinales.
Ils proliféraient autrefois dans les forêts du Vietnam mais leur population s'est dramatiquement réduite en raison du braconnage endémique et de la diminution de leur habitat naturel. L'Union internationale pour la conservation de la nature considère l'espèce comme "en danger critique".

 

‚ÄúJ‚Äôai lu quelque part que cet arbre est une des esp√®ces qui¬†diffuse le plus d‚Äôoxyg√®ne‚ÄĚ explique un jeune volontaire √†¬†Associated¬†Press, fier du ficus qu‚Äôil vient tout juste de planter¬†dans la¬†for√™t de la r√©serve Kukrail.
‚ÄúIl y a tellement de pollution en ville que nous avons¬†besoin des arbres pour produire de l‚Äôoxyg√®ne‚ÄĚ
Pour Akhilesh Yadav, ministre en chef d‚ÄôUttar Pradesh,¬†planter autant d‚Äôarbres encouragera la prise de conscience de l‚Äôimportance du¬†reboisement des for√™ts, et la¬†n√©cessit√© de conserver et prot√©ger¬†l‚Äôenvironnement. ‚ÄúDe s√©rieux efforts sont primordiaux pour r√©duire les¬†√©missions de carbone et limiter les effets du changement¬†climatique,‚ÄĚ a-t-il¬†√©galement d√©clar√©. ‚ÄúUttar Pradesh a fait un premier pas dans cette d√©marche.‚ÄĚ
Les gouverneurs des 29 √Čtats de l‚ÄôInde sont vivement¬†encourag√©s √† lancer des op√©rations de reforestation, pour augmenter le nombre¬†d‚Äôarbres dans tout le pays. Ces¬†actions environnementales font partie des¬†engagements pris par le gouvernement Indien, lors de la COP 21 qui a eu lieu √†¬†Paris, entre novembre et d√©cembre 2015.
L‚Äô√Čtat a mis de c√īt√© pr√®s de 6,2 milliards de dollars (soit¬†environ 5,6 milliards d‚Äôeuros) pour des initiatives similaires, et¬†esp√®re honorer sa promesse, qui consiste √†¬†replanter l‚Äô√©quivalent de 95¬†millions d‚Äôhectares de for√™t d‚Äôici 2030. Des gardes-chasse √† la¬†retraite seront charg√©s de surveiller les r√©gions o√Ļ les arbres ont √©t√©¬†plant√©s, afin¬†d‚Äôobserver et de contr√īler la bonne croissance des jeunes plants.¬†Seuls 60% d‚Äôentre eux sont destin√©s √† pousser correctement.

 

 

4- La "m√©moire" de la glace du Mont-Blanc bient√īt¬†conserv√©e en Antarctique, AFP, 12/07/16, 12:00
Antoine Agasse


Stocker des √©chantillons de glaciers en Antarctique: l'id√©e¬†peut para√ģtre saugrenue. C'est pourtant l'objectif d'une √©quipe de chercheurs¬†qui va se rendre en ao√Ľt sur le¬†Mont-Blanc pour y pr√©lever de la glace menac√©e¬†par le r√©chauffement climatique.
"Ce n'est pas pour le plaisir de garder quelques¬†gla√ßons. La glace est un puits d'information", explique √† l'AFP J√©r√īme¬†Chappellaz, directeur de recherche au Laboratoire¬†de Glaciologie et G√©ophysique¬†de l'Environnement (LLGE) √† Grenoble.
Au total, une douzaine de glaciologues fran√ßais, italiens et¬†russes vont passer plusieurs jours √† 4.300 m√®tres d'altitude, au col du D√īme,¬†pour forer trois carottes de glace de¬†140 m√®tres de long.
Ces "échantillons" de plusieurs tonnes seront conditionnés dans des caisses isolantes puis une des carottes sera analysée au laboratoire de Grenoble pour constituer une base de données ouverte à tous les scientifiques. Les deux autres devraient rejoindre la base franco-italienne Concordia, en Antarctique, à l'horizon 2019 ou 2020.
Une opération de carottage est également programmée au printemps 2017 sur le glacier de l'Illimani, à 6.300 mètres d'altitude, en Bolivie, dans des conditions nettement plus difficiles.
Objectif : conserver pour des siècles la "mémoire de la glace", une "matière première" extrêmement précieuse pour les scientifiques.


- Recherche sur les virus -
En se formant sous l'effet des chutes de neige, les glaciers emprisonnent en effet de petites bulles d'air et des impuretés, témoins - en profondeur - de l'atmosphère d'il y a plusieurs dizaines ou milliers d'années.
C'est ainsi que les glaciologues ont pu établir le lien entre températures et gaz à effet de serre. Sur les glaciers du Mont-Blanc, les chercheurs peuvent étudier l'évolution de la pollution ou de l'activité industrielle au niveau européen sur une centaine d'années.
"On a ainsi un joli pic de c√©sium 137 en avril¬†1986" apr√®s la catastrophe de Tchernobyl, sourit J√©r√īme Chappellaz.
Et au regard de l'évolution très rapide des technologies, "on est incapables de dire ce qu'on sera capables de faire scientifiquement dans 50 ans ou 100 ans", souligne-t-il: "Qu'est-ce qu'on pourra mesurer? Pour en tirer quoi comme information liée à l'environnement, au climat ou à la biologie ?"
Le chercheur cite notamment les recherches sur les mutations de virus ou de bactéries, piégés dans la glace, comme piste de travail possible.
Mais les glaciers √©voluent - fondent - tout aussi¬†rapidement, √† tel point que ceux qui culminent √† moins de 3.500 m√®tres¬†devraient dispara√ģtre avant la fin du si√®cle dans les¬†Alpes. Dans les Andes, le¬†glacier de Chacaltaya (Bolivie), qui culminait √† 5.300 m√®tres, a disparu d√®s¬†2009.
"Cette ann√©e, il y a eu de la fonte √† 6.000 m√®tres sur¬†l'Illimani avec le ph√©nom√®ne climatique El Ni√Īo", souligne Patrick Ginot,¬†ing√©nieur de recherche √† l'Institut de¬†recherche pour le d√©veloppement (IRD) et¬†un des initiateurs du projet.
Dans 50 ans, "on aura sans doute les outils pour¬†analyser mais on n'aura peut-√™tre plus les carottes de glace", pointe¬†J√©r√īme Chappellaz.


- "Congélateur naturel" -
Dans les dix ans qui viennent, les glaciologues esp√®rent donc¬†effectuer une vingtaine de carottages sur des sites r√©partis sur tous les¬†continents. L'ensemble des carottes¬†seront conserv√©es dans une cave de neige √†¬†Concordia, "un cong√©lateur naturel √† -50¬įC", √† l'abri des pannes¬†√©lectriques ou des attentats.
Le projet, qui s'inscrit dans un programme de l'Unesco, est notamment soutenu par le CNRS, l'Université Ca’Foscari de Venise et l'Université Grenoble Alpes (UGA).
Mais faute de retombées immédiates en termes de recherche, les financeurs traditionnels n'ont pas pu être sollicités. La fondation UGA a donc fait appel au mécénat privé pour trouver les quelque deux millions d'euros nécessaires sur cinq ans.